comment ça va ce matin?

« ça dépend du monde commun. »
hannah arendt

« et vous, qu'en dites-vous ? »
carl rogers

« ici et maintenant ? »
fritz perls

« on s'adapte. »
charles darwin

« suffisamment bien. »
donald winnicott

« ça dépend des saisons. »
vivaldi

« on ne naît pas fatiguée. »
simone de beauvoir

« un besoin non satisfait. »
marshall rosenberg

« tout se dit, même le matin. »
françoise dolto

« ça rayonne. »
marie curie

« relativement bien. »
einstein

« ça dépend du monde commun. »
hannah arendt

« et vous, qu'en dites-vous ? »
carl rogers

« ici et maintenant ? »
fritz perls

« on s'adapte. »
charles darwin

« suffisamment bien. »
donald winnicott

« ça dépend des saisons. »
vivaldi

« on ne naît pas fatiguée. »
simone de beauvoir

« un besoin non satisfait. »
marshall rosenberg

« tout se dit, même le matin. »
françoise dolto

« ça rayonne. »
marie curie

« relativement bien. »
einstein
Cinq états, entre ne pas mourir et exister, pour situer où l'on en est, ajuster sa journée, et le faire comprendre autour de soi.
« ça va » n'est pas une réponse
On vous la pose dix fois par jour. Vous répondez « ça va ». Vous savez que c'est faux, ou très incomplet.
Le matin vous survivez. À midi il y a de l'élan. À dix-sept heures vous êtes épuisé. « Ça va » ne dit rien de tout ça.
Et quand on n'arrive pas à dire où on en est, on accepte des choses qu'on ne pourra pas tenir. On fait bonne figure. Les proches devinent mal.
quand on vit en situation de…
c'est encore moins simple d'y répondre.
ce que fait ma boussole
Vous lisez une liste de mots simples : « épuisé·e », « en tension », « avec des envies ».
Vous en cochez jusqu'à trois.
L'aiguille se place sur une des cinq zones.
Trente secondes. Aucun compte à créer, aucune note sur dix.
je me situe
Je coche les mots qui collent à maintenant, pas à « en général ».
ce que je peux faire
Chaque zone propose trois choses à faire. Une seule suffit.
je communique
Une phrase toute prête à montrer, et ce qui m'aiderait vraiment.
La troisième étape est celle qui change le plus de choses. « Je tiens, mais c'est difficile » : cinq mots, et en face on comprend, là où une longue explication n'y arrive pas.
Sous la phrase, il y a ce que les autres peuvent faire :
- vous croire quand vous dites que c'est dur
- arrêter de dire « mais tu gères »
- accepter que vous disiez non
Dans la journée, ça sert :
- le matin, pour savoir de quoi vous êtes capable
- avant d'accepter un rendez-vous, une sortie, un travail
- les jours difficiles, pour vous y retrouver
- avant de voir un médecin, pour avoir vos mots prêts
- en séance, comme support avec votre thérapeute
Deux heures plus tard, la réponse peut être différente. C'est normal.
les cinq états
Ils décrivent des façons différentes d'être là, que le mot « vivre » confond.
ne pas mourir
survivre
tenir
vivre
exister
ne pas mourir · survivre · tenir · vivre · exister
ne pas mourir, c'est l'alerte : survie, sidération — la sécurité et le repos d'abord. survivre, c'est le pilote automatique : s'économiser. tenir, c'est endurer, mais ça coûte : poser des limites. vivre, c'est de l'élan : explorer, essayer à son rythme. exister, c'est la présence pleine : savourer l'ici et maintenant.
Aucun n'est meilleur qu'un autre : il n'y a pas de zone à atteindre. L'état bouge d'un jour, voire d'une heure à l'autre, et on peut en habiter deux à la fois. La boussole ne dit pas ce que quelqu'un est, elle donne un mot à ce qu'il traverse ici et maintenant.
ce que ma boussole n'est pas
- Ce n'est pas un test. Il n'y a rien à réussir. Cocher « je survis » trois matins de suite ne veut pas dire que ça s'aggrave, seulement que c'est là.
- Ce n'est pas un diagnostic. Elle ne nomme pas ce que vous avez, elle nomme ce que vous vivez.
- Elle ne remplace pas un suivi. Les jours où vous êtes en alerte, un mot juste ne tient pas lieu de présence.
à emporter
Ma boussole s'utilise en ligne, sans compte, sans rien laisser. Les deux documents à imprimer sont envoyés par e-mail.
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le dépliant
Les cinq zones, les mots à cocher, les phrases à montrer. A4 recto-verso, à plier en quatre.
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la fiche praticien·ne
Le cadre théorique et la façon de s'en servir en séance : la question du seuil, la triade honte, solitude, peur.
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